Comment lutter contre le varroa ? Les progrès de la science

Le varroa ou la varroose est considéré comme l’ennemi numéro un des abeilles. Sa propagation doit-être à tout prix maîtrisée, car sa présence a des effets dévastateurs pour les colonies d’abeilles dans les ruches. Les pertes peuvent être importantes jusqu’à la réduction de la capacité de production de la colonie.

Les traitements contre le varroa

Le varroa doit être traité chaque année, au mois d’août. Pour être efficace, un plan de lutte régional a été mis en place. Ce plan collectif est suivi par tous les apiculteurs de la région. La section apicole de l’OVS PAC et les Groupements de Défense Sanitaire Apicoles (GDSA) sont responsables de ce plan varroa. Eradiquer totalement le varroa est encore impossible jusqu’ici. L’apiculteur doit alors surveiller de près le nombre de varroas pour qu’il ne dépasse pas le seuil tolérable.

Il existe des traitements contre le varroa bio, mais également des moyens d’ordres physiques :

Mettre en place un cadre avec des cellules de faux-bourdons pour attirer les acariens pour la ponte. Une fois les cellules operculées, on retire le cadre puis le détruire. Il est possible d’utiliser un attractif pour vaporiser le cadre afin d’attirer les acariens.

Une autre technique consiste à maîtriser le niveau de la chaleur. On cherche à trouver un seuil insupportable pour le varroa sans tuer les abeilles.

Les traitements médicamenteux

Les traitements médicamenteux, comme l’acide formique, sont très délicats. Les doses, les modes d’applications et autres recommandations sont à suivre à la lettre pour éviter les mauvaises surprises. Les acariens ne survivent pas au contact de l’acide formique, mais 5% des reines peuvent mourir durant le traitement.

Des produits à base de tau-Fluvalinate ou d’amitraze ou également de thymol sont aussi conseillés. Mais les différents types de traitements doivent être alternés !

La problématique du Varroa

En France, peu de traitements sont disponibles. En plus, les acariens ont développé la capacité de s’adapter aux molécules. Et les nouveaux traitements ne sont pas rentables aux firmes phytosanitaires. D’où, l’engagement d’un établissement public à s’investir dans la recherche anti-varroa.

Le CERMN (Centre d’études et de Recherche sur le Médicament de Normandie) a fait un très beau travail de recherche sur une étude génétique à propos du varroa et l’abeille afin de trouver un acaricide qui sera très toxique pour le varroa, mais peu toxique du côté de l’abeille.

Leur étude tombe sur une molécule potentiellement sans effet sur les abeilles, mais non encore vérifier sur les acariens suite à un problème de génome fiable du varroa, indisponible. Le manque de financement est aussi un problème pour l’avancement des recherches.

Un avenir prometteur

Une bonne nouvelle s’annonce : Dans 5 ans, un produit très efficace contre le parasite pourrait apparaître sur le marché grâce à une découverte faite par l’Université de Hohenheim à Stuttgart.

En effet, le chlorure de lithium a été découvert comme étant très toxique pour les parasites, mais aucuns effets secondaires, ni sur les abeilles ni sur la qualité du miel ! Patience, les essais n’en sont qu’à leurs débuts.

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